Saint-Siège : les jeunes sont des agents du changement pour une agriculture durable

Le Dicastère pour la promotion du développement humain intégral, la Mission permanente du Saint-Siège auprès de la FAO, du FIDA et du PAM, la Commission COVID-19 du Vatican, l’Économie de Francesco et le Forum de Rome des ONG d’inspiration catholique organisent un séminaire d’étude à la FAO à Rome le action menée par des jeunes pour promouvoir la sécurité alimentaire et la régénération des systèmes agroalimentaires. L’Observateur du Vatican auprès de la FAO, du FIDA et du PAM, Mgr Fernando Chica Arellano, a conclu l’événement.

Par Lisa Zengarini

Les jeunes sont des lueurs d’espoir pour une agriculture plus durable au milieu de pénuries alimentaires croissantes – principalement dues aux conflits, au COVID-19 et au changement climatique – ont déclaré lundi des orateurs lors d’un séminaire d’étude sur le rôle des jeunes en tant qu’agents de changement dans les filières agroalimentaires

Organisateurs et conférenciers

Intitulé “Jeunesse et agriculture: regarder vers l’avenir avec espoir”, le séminaire a été organisé au siège de la FAO à Rome par le Dicastère pour la promotion du développement humain intégral, la Mission permanente du Saint-Siège auprès de la FAO, du FIDA et du PAM, le Vatican COVID -19 Commission, Économie de Francesco et Forum de Rome des ONG d’inspiration catholique.

Parmi les intervenants figuraient, entre autres, Alessandra Smerilli, qui représentait le Dicastère pour la promotion du service pour le développement humain intégral, la Commission du Vatican COVID-19 et l’Économie de François.

Rôle des jeunes dans la transformation des systèmes alimentaires

Le séminaire visait à souligner le rôle fondamental des jeunes pour une transformation durable des systèmes alimentaires et pour la promotion de la sécurité alimentaire pour tous, alors que le monde fait face à un présent et un avenir sombres et incertains. En effet, le Rapport mondial 2022 sur les crises alimentaires préparé par le Réseau mondial contre les crises alimentaires (GNAFC), montre que la sécurité alimentaire a atteint ses niveaux les plus élevés en une demi-décennie.

Les discussions ont mis en évidence les initiatives prises par les groupes de jeunes pour garantir une alimentation saine pour tous et promouvoir un avenir prospère et pacifique où personne n’est laissé pour compte, montrant que, bien qu’ils soient eux-mêmes parmi les plus grandes victimes de la crise alimentaire, les jeunes sont très souvent des acteurs résilients de changement dans les filières agro-alimentaires.

Adopter une perspective innovante et jeune

Selon les participants au séminaire, nous devons donc apprendre d’eux, adopter une perspective novatrice et jeune, et proposer de nouvelles voies, comme l’a suggéré le pape François.

Le séminaire souligne également l’importance de fournir aux jeunes une formation pratique et des connaissances dans ce domaine.

L’archevêque Fernando Chica Arellano, Observateur permanent du Saint-Siège auprès de la FAO, du FIDA et du PAM, a conclu l’événement en résumant les conclusions et en remerciant les panélistes pour leurs contributions.

L’importance de l’éducation

Dans son allocution, le prélat a réitéré l’importance de fournir un parcours éducatif adéquat aux jeunes, leur permettant “d’acquérir un état d’esprit capable d’analyser les défis actuels que nous vivons et de trouver des stratégies possibles pour résoudre la malnutrition et la faim dans le monde”.

“L’université et le milieu académique sont des outils fondamentaux pour doter les jeunes de toutes les connaissances et compétences nécessaires pour comprendre la réalité complexe de la société contemporaine.”

Associations catholiques promouvant activement des projets de développement

Il a également noté que les nombreux témoignages du Forum de Rome des ONG d’inspiration catholique prouvent, une fois de plus, que « les associations catholiques sont toujours vitales et promeuvent des projets de développement dans de nombreux pays défavorisés qui contribuent concrètement au développement humain intégral des individus, en particulier des jeunes les gens et leurs communautés »

Préserver le rôle et la créativité des jeunes

Le Saint-Siège, a-t-il dit, estime que les jeunes “jouent un rôle fondamental, qui doit être préservé, accompagné et encouragé”.

Elle doit être préservée, “parce que leur fraîcheur et leur créativité, leurs idéaux élevés et leur énergie doivent être, avant tout, protégés de la vague de pessimisme et d’alarmisme générée par les crises nombreuses et persistantes que nous traversons”.

“Les jeunes doivent être éduqués à toujours chercher la vérité et à la poursuivre avec courage pour contribuer à construire un monde plus juste et plus humain.”

Les jeunes doivent aussi être accompagnés pour qu’ils puissent libérer tout leur potentiel, a poursuivi le prélat.

Les jeunes sont le présent du monde

Mgr Arellano a enfin souligné qu’il faut aussi encourager les jeunes en favorisant leur participation à des formes de citoyenneté active, car, comme le rappelle le pape François, dans l’exhortation apostolique post-synodale « Christus Vivit », « nous ne pouvons pas simplement dire que les jeunes sont l’avenir de notre monde.

Le prélat a donc insisté sur l’urgente nécessité de promouvoir une implication active des jeunes dans la société pour aider à surmonter la crise actuelle : « Nous ne pouvons pas les nouvelles générations », a-t-il dit. « Ils ont l’intelligence pour nous aider à éliminer la faim de notre planète. Nous ne pouvons pas simplement les considérer comme des personnes appartenant à un avenir lointain et idéal », a-t-il conclu.

« Revenons à l’inclusion des artisans et artisans, “paysans” pour mieux dire, de l’alliance intergénérationnelle. Ainsi, personne ne sera laissé pour compte et non seulement il sera possible de contribuer à la poursuite des objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 des Nations Unies, mais une société plus équitable, inclusive, solidaire et juste sera également construite.

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